Weekends entre passionnés

L »économie collaborative a le vent en poupe.On pourrait au préalable s’en inquiéter : dans un monde en pleine « Uberisation » le salariat se voit désormais menacé, l’outil de production complètement bouleversé, la possession dénigrée ou « snobée » par les nouvelles pratiques collaboratives…

En effet, grâce à Internet, de plus en plus de sites mettent en relation un nombre illimité d’indépendants, toujours plus nombreux à proposer leurs services (gratuits ou payants), avec un nombre également illimité de consommateurs. A côté des incontournables de cette économie collaborative que sont Couchsurfing, AirBnB, Uber, Blablacar ou Le Bon Coin, on trouve une myriade de nouvelles plateformes:

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Yoobo, https://www.yoobo.fr et Popmyday , https://www.popmyday.com/fr, plateformes de soins esthétiques à domicile

Superprof, http://www.superprof.fr, qui promet de trouver le professeur parfait, qui vous fera aimer apprendre …

Mesdepanneurs, https://www.mesdepanneurs.fr et HelloArtisan, http://www.helloartisan.com, pour trouver l’artisan parfait, vérifié par les avis de la communauté

Helping, Hassle et Homejoy qui promettent de dépoussiérer le secteur du ménage à domicile, tout en luttant contre le travail au noir … Et la liste est longue ….

On assiste alors à l’émergence de la multi-activité : 2,3 millions de français cumuleraient plusieurs jobs (et ce chiffre est certainement sous-estimé). Beaucoup déclarent d’ailleurs s’en sortir grâce à cette nouvelle forme de travail , leur permettant un complément de revenus. Selon une étude de la revue « Sociétal », un quart des chauffeurs français de la start-up « Uber » étaient sans emploi avant de trouver leur activité et 43% de ces derniers étaient au chômage depuis plus d’un an…

Et pourtant, le phénomène de travailleurs indépendants ou d’auto-entrepreneurs reste encore marginal en France: on compte 24 millions de salariés et seulement 2,5 millions de non salariés. mais la tendance est palpable : entre 2011 et 2013, le nombre de free-lance a augmenté de 4% alors que la population active a diminué de 2,3%. Et c’est surtout visible dans le secteur tertiaire où on recense 15% de non salariés en 2000 et 18% en 2012.

Or cette tendance, même si elle suscite des levées de boucliers auprès de certains acteurs de l’économie traditionnelle (chauffeurs de taxis, hôteliers, etc), n’inquiète pas vraiment le grand public . A la question « le développement d’activités de type Uber représente t’il pour l’emploi une menace ou une opportunité », la réponse est  « opportunité » à 35%, « menace  » à 14% et « ni l’une ni l’autre » à 51%.

Cette révolution économique entraîne également une révolution du capitalisme. Et c’est certainement ce point qui déstabilise le plus les personnes inquiètes et attentistes… pour ne pas dire rétrogrades… On assiste à la fin de la propriété et à l’émergence de l’économie du partage , dite « économie collaborative« . La consommation se recentre sur l’usage; pour beaucoup de jeunes, mieux vaut louer que posséder : c’est vrai pour une voiture (qui demande à être assurée, garée et entretenue régulièrement, véritable gouffre financier dans les grandes villes), un logement (plus de 8 millions de personnes pratiquent le couchsurfing dans le monde, c’est à dire proposent d’héberger gratuitement un voyageur) , un outil technique comme une perceuse (qui ne sert que très peu) mais aussi pour des produits de luxe comme un sac ou une robe recherchés uniquement pour un « heureux événement »…

Et puis , dernier argument qui plaide en sa faveur, cette économie apporte avec elle des possibilités d’échange et de rencontre, contribuant à créer du lien entre voisins, entre touristes et locaux.. ce qui fait de plus en plus défaut à nos sociétés repliées sur elles-mêmes. Alors, convaincu ?

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D’ailleurs, si vous voulez découvrir un nouveau concept qui met en avant la rencontre et le partage dans le tourisme et les loisirs, alors visitez My weekend for you !

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