Weekends entre passionnés

Le covoiturage est devenu aujourd’hui bien plus qu’une mode, mais une véritable évolution sociétale, et peut-être même à notre avis, une révolution industrielle avec la fin de l’ « ère de la bagnole ». Pour nous qui cherchons à lancer et promouvoir de nouveaux modes de consommation orientés vers le partage et la convivialité, et respectueux de l’environnement, voir se développer le covoiturage à une telle vitesse est une réelle satisfaction et un fort signe d’encouragement à poursuivre dans notre initiative de site de tourisme collaboratif.

Le covoiturage est longtemps resté une pratique confidentielle en France. Il a été lancé sous sa première forme par Allostop en 1958, mais c’est l’avènement d’internet, et accessoirement les grèves à répétition de la SNCF , qui ont amené le modèle à se développer. Aujourd’hui le leader du marché, Blablacar , lancé en 2006 , revendique 14 millions de membres en France !

La création de communautés de confiance sur internet : le premier moteur de développement du covoiturage.

Prendre un auto-stoppeur inconnu dans sa voiture il y a encore une dizaine d’années était souvent perçu comme un risque que peu étaient prêts à courir. Et pourtant, aujourd’hui des millions de personnes proposent une place dans leur voiture ou sont prêtes à voyager avec un inconnu. Tout cela a été rendu possible grâce à l’ensemble des mécaniques que les plateformes ont mises en place pour rassurer les membres. D’une part en devenant tiers de confiance, c’est à dire notamment en vérifiant les profils de leurs membres ( carte d’identité, numéro de téléphone, mail) pour s’assurer de l’existence réelle des profils et de la fiabilité des utilisateurs. Ensuite en s’appuyant sur la communauté pour s’auto-réguler via les avis et les commentaires, la plateforme pouvant ensuite intervenir pour exclure les membres ayant un comportement inadapté. Enfin en mettant en place des garanties complémentaires comme le paiement via la plateforme et des offres d’assurances obligatoires et optionnelles.

 

La mutualisation des biens et la prise de conscience environnementale : vers un nouveau modèle de société.

Ne rêvons pas : tous les covoitureurs ne sont pas animés d’une démarche militante. La première motivation est de partager les frais : le conducteur se fait payer une partie de ses frais, et le passager voyage à bon compte.Mais les motivations vont désormais au-delà. Avec la nouvelle vague de grèves SNCF de 2018, les covoitureurs ont également réalisé qu’avec le développement de l’offre de voyages en covoiturage , certains trajets devenaient moins chers, plus rapides et plus fréquents que des trajets en transport en commun.

Bref les habitudes se développent, et il n’est pas rare de voir évoluer les habitudes de consommation . Les jeunes ressentent moins le besoin de passer leur permis de conduire, ou de posséder une voiture. D’autres se contentent d’une petite cylindrée économique et choisissent le covoiturage pour les longs trajets.

Nous sommes convaincus  que tous perçoivent l’impact de leur démarche sur l’environnement : moins de voitures, moins de pollution, moins d’embouteillages, moins de problèmes de stationnement. Et finalement, pourquoi ne pas enterrer l’ « ère de la bagnole » quand cela présente tant d’avantages ? Car il est facile d’imaginer ce que pourrait devenir notre société avec un développement généralisé du covoiturage, et pourquoi pas des voitures autonomes ( électriques bien sûr) : des mini-véhicules de transport en commun, disposant de 4 à 6 places confortables et circulant sans arrêt,  avec des systèmes de gestion de data capables d’optimiser en permanence les durées de trajet et le remplissage du véhicule. Dans ce futur sans doute proche, on ne détiendrait  plus de véhicule, mais un abonnement à une société de services qui serait capable de nous faire acheminer le plus rapidement possible d’un point A vers un point B. Et imaginez le gain de temps sur ces routes sans bouchons, ces itinéraires optimisés, ces stations de dépose qui vous feront oublier l’époque où vous cherchiez une place pour vous garer. D’un point de vue économique, les conséquences sont énormes : une production de l’industrie automobile à revoir de fond en comble, avec une baisse des volumes dans les pays développés, et de nouveaux marchés qui s’ouvrent avec la solvabilisation de la demande liée à la baisse  des coûts d’utilisation. La chute tant attendue de la consommation de pétrole et de la facture énergétique. La libération de millions de m² de parkings pour regagner de l’espace et répondre à la pénurie de logements dans les zones tendues.

 

Confiance et conscience environnementale : les deux leviers de développement de l’économie collaborative.

Voici donc deux phénomènes fondamentaux qui vont transformer notre société et nos modes de consommation à l’avenir.

La confiance : je peux avoir confiance en l’autre, je peux m’appuyer sur la communauté et la plateforme pour échanger, rencontrer, voyager avec des inconnus.

La conscience environnementale : j’ai conscience que ce que je fais a un impact positif sur mon environnement, la société, l’avenir de la planète, alors je le fais et je continue à le faire avec enthousiasme.

Le covoiturage s’est construit sur la base d’un besoin fort : la mobilité, les économies budgétaires. Mais, les nouveaux comportements induits par cette pratique ouvrent la porte à des usages dans tout un ensemble de domaines, au sein desquels le tourisme et les loisirs nous semblent avoir une place primordiale. Nous rentrons de plus en plus dans une civilisation de loisirs, avec un temps de plus en plus important à consacrer aux voyages et à la découverte. Le marché du tourisme est en pleine forme avec une progression annuelle de 3 à 4%. Mais en même temps, les consommateurs fuient le tourisme de masse et recherchent des modes de voyage plus authentiques.

My weekend for you arrive au bon moment pour proposer une nouvelle forme de tourisme, basée sur la convivialité et le partage !