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L’histoire du ski

Préliminaires étymologique et linguistique

Le mot français ski survient dès 1841, par l’intermédiaire de la simple lecture défectueuse peut-être par l’anglais ou l’allemand, du mot norvégien ski, prononcé ʃiː .

Le mot français skie paraît hésiter entre féminin et masculin. En 1841, il est plutôt du genre féminin. En 1876, après son entrée au dictionnaire de Pierre Larousse, il adopte le genre masculin. En 1891, il perd son e final et devient ski.

Le terme norrois, langue à l’origine du rameau des langues scandinaves, ski remplace le mot patin en usage, depuis le siècle des Lumières.

Le vieux-norvégien skidh désigne une billette de bois, une chaussure ou une raquette pour la neige. Le verbe norrois skidh, c’est-à-dire briser ou fendre, s’apparente au grec schizein, fendre, au latin scridere, scinder, provoquer la scission, au gothique skaider, séparer. En norvégien, ski signifierait morceau de bois.

Archéologie et histoire ancienne du ski

Le fait de marcher et de glisser sur ces planches remonterait à plus de 5 000 ans.

Les archéologues ne pouvaient pas affirmer s’il s’agit de skiage ou de rituel néolithique. Les plus anciens vestiges archéologiques sont des skis en bois retrouvés en Russie près du lac Sindor et datant d’environ 6300 à 5000 av. J.-C. Des peintures rupestres dans l’Altaï , qui seraient datées de 10 000 ans, montrent des chasseurs qui poursuivent buffles et chevaux. Certains sont représentés sur une longue planche rectangulaire, avec des sortes de perches dans les mains.

Les gravures rupestres, découvertes sur l’île de Rødøy, âgées de 4000 ans, montrent un skieur sur des planches démesurées. Ses planches sont équivalentes à des skis de 4,5 mètres pour un homme actuel, muni d’un bâton rame. Près de la mer Blanche, des gravures rupestres datées entre 2000 et 1500 ans av. J.-C. détaillent l’art et la technique de chasse.

Cette tradition de représentation rituelle, associée à la chasse hivernale, a été maintenue sur les pierres runiques. On retrouve une scène d’archers tirant à ski sur la pierre de Böksta, en Uppland suédois, érigée vers 1050.

Différents types de ski au court du temps

Des pays nordiques à l’arc alpin, le mode de vie alpin ne se prête pas aux déplacements sur terrains enneigés. Les montagnards amassent provisions et soleil pendant les mois chauds puis “hivernent” dans leurs grandes fermes grâce à la chaleur animale.

Le rôle de l’armée

Bien que le sport du ski est initialement pratiqué dans les environs des villes de Savoie, l’engagement de l’armée permet de développer cette nouvelle activité. De nombreux régiments seront convertis en unité d’infanterie alpine avec pour mission, le gardiennage des frontières.

Naissance de l’évènement ski

L’armée reçoit le soutien du club alpin français et du touring club de France pour la promotion du ski qu’elle effectue. Ces deux associations possédant des moyens financiers sérieux, vont offrir une contribution généreuse favorisant le devenir du sport du ski.

Le vrai départ

“Le saut, exécuté par un bon skieur, est l’un des plus beaux spectacles, auquel il soit possible d’assister. Quand on voit le sauteur, calme et résolu, glisser sur la pente neigeuse puis d’un coup, voler dans les airs et disparaître dans un tourbillon de neige, on ne peut se défendre d’un frisson d’enthousiasme.” Hansen

Tous ces éléments contribuent au développement d’aménagements qui peu à peu transforment nos villages en stations de sport de sports de neige.Les disciplines nordiques : sauts et ski de fond, s’imposent dès 1910 avec l’arrivée de champions norvégiens.

L’enseignement du ski

Il n’existe aucune structure pour l’initiation des débutants, adeptes de la nouvelle glisse. Quelques hôteliers utilisent les services de jeunes gens dégourdis et réputés de bons skieurs qui s’improvisent « moniteurs »

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